12 Janvier 2012
Le développement des éoliennes en mer va s’accélérer
Par énergies marines, on entend l’ensemble des technologies qui permettent de produire notamment de l'électricité à partir des ressources du milieu marin. Celles-ci peuvent être fossiles (comme le gaz, le pétrole…) ou renouvelables (par exemple : la puissance du vent, des vagues, des marées...). La plupart de ces dernières sont encore au stade expérimental. Mais les éoliennes en mer sont d’ores et déjà fonctionnelles. Pour accélérer le développement des premiers parcs, la France a lancé, en juillet 2011, un programme "Éoliennes en mer" sans précédent. "Notre objectif est de devenir un des leaders mondiaux dans ce domaine", a rappelé Nathalie Kosciusko-Morizet.
Le programme prévoit, d’ici à 2020, la construction de 1 200 éoliennes en mer, d’une puissance totale de 6 GW. Celles-ci devraient fournir 3,5 % de la consommation d’électricité du pays et ainsi alimenter plus de 4,5 millions de foyers.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre du plan de développement des énergies renouvelables, issu du Grenelle de l’environnement. Son ambition : développer les énergies non fossiles (éolien, solaire, géothermie…) afin qu'elles représentent, à l’horizon 2020, 23 % de la consommation d’énergie (contre 10,5 % en 2005). Le développement de l’éolien marin devrait apporter une contribution significative à la réalisation de ce plan.
La France possède, pour cela, des atouts non négligeables. Elle détient, en effet, un potentiel marin naturel parmi les plus vastes au monde, avec 11 millions de kilomètres carrés de mers et d’océans.
Nathalie Kosciusko-Morizet assure : "les énergies bleues créeront demain de la croissance et des emplois en France". Selon les estimations, environ 10 000 postes pourraient être créés dans le sillage du plan relatif à l’éolien en mer. Le marché qui s’ouvre est, en effet, particulièrement propice au développement des activités portuaires, des chantiers navals et de l’industrie maritime. Les savoir-faire pourront également être exportés à l’international.
Pour favoriser l’émergence de projets industriels ambitieux, le programme "Éoliennes en mer" prévoit le lancement d’appels d’offres successifs. Le premier, d’un investissement de 10 milliards d’euros, a été initié en juillet 2011. Il vise la construction, l’installation et l’exploitation de 500 à 600 éoliennes – soit la moitié des équipements prévus – dans cinq zones :
- Le Tréport (Seine-Maritime-Somme) ;
- Fécamp (Seine-Maritime) ;
- Courseulles-sur-Mer (Calvados) ;
- Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) ;
- Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).




