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Le Chef de l'État fixe un nouveau cap industriel pour la France Le Président Nicolas Sarkozy a dévoilé un plan ambitieux de relance de notre industrie à l’occasion de son discours de clôture des Etats généraux de l'industrie, le 4 mars à Marignane. L'objectif est d'augmenter la production industrielle française de 25% d'ici 2015 et de pérenniser l'emploi industriel sur le long terme. La population active industrielle a chuté de 15% (- 535.000 emplois) depuis 2000 en passant de plus de 3,9 à 3,365 millions d'emplois en septembre 2009. Les principales mesures pour relancer l’industrie •Le chef de l'Etat a promis pour septembre un nouveau produit d'épargne pour financer l'industrie. •Cette nouvelle politique industrielle sera financée par l'Etat dans le cadre du grand emprunt. En plus des 5,5 milliards d'euros déjà alloués aux entreprises innovantes, aux transports et à l'espace, 500 millions d'euros de prêts bonifiés «verts» seront versés aux entreprises qui investissent pour produire propre, a-t-il confirmé. •En outre, 300 millions d'euros financeront la «structuration des filières» industrielles et 200 autres millions une «prime à la relocalisation» des entreprises en France, a ajouté le chef de l'Etat. •Une «conférence nationale de l'industrie» sera par ailleurs créée et chargée, en premier lieu, de proposer en septembre des «mesures concrètes d'allègement et de simplification» de la réglementation. •En matière de fiscalité, le remboursement anticipé du crédit d'impôt-recherche (CIR) sera pérennisé pour les PME. La ministre de l'économie devra, d'ici à l'été, "repenser en profondeur la fiscalité de l'épargne, pour la concentrer vers les placements longs en actions, qui permettront d'apporter à l'industrie les fonds propres dont elle a besoin". Des mesures en ce sens figureront dans le projet de loi de finances pour 2011. •Le gouvernement souhaite par ailleurs "revenir à une balance commerciale industrielle excédentaire d'ici 2015" (hors secteur énergie), indique la présidence, soulignant que cette balance avait plongé dans le rouge en 2007. •Sur le plan européen, le gouvernement souhaite enfin "augmenter de 2% la part de la France dans la valeur ajoutée européenne d'ici 2015". Cette part est actuellement de 13%, contre plus du double pour l'Allemagne, |